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"A défaut de comprendre qui nous sommes et d'où nous venons, je ne pense pas que nous puissions réellement progresser " Louis B. Leakey

lundi 5 juin 2017

Les contes de Solman : à travers la Maison II - De l'acquisition partielle...




Bonjour à vous tous, mes fidèles lecteurs et lectrices... Vous aimez les contes de Solman ? Vous avez été attendris par ce petit bonhomme qui s'éveille à la vie et va vivre une aventure au travers des 12 maisons astrologiques ?

Vous avez sans doute identifié ce que représentait ce personnage, le Soleil, notre énergie vitale, notre essence, notre volonté. Représenté dans le thème par un point au centre d'un cercle, il traduit notre besoin de devenir nous-même, notre besoin d'exprimer et de développer nos potentialités.

Le voici qui franchit la Maison II, secteur de notre thème qui représente nos possessions, acquises mais aussi héritées, tant au plan physique, matériel que psychologique. Elle symbolise également nos dons, nos ressources, nos richesses intérieures.
Dans cette maison, nous utilisons nos facultés instinctives, nous découvrons nos territoires, l'étendue et les limites de nos possessions. C'est là que nous pouvons révéler notre véritable valeur personnelle et défendre ce que nous estimons personnellement valable.

Sans plus attendre voici la suite du voyage racontée par Estelle Galliot...




De l'acquisition partielle...

« Je » se retourne afin de contempler son image une dernière fois dans le miroir de la pièce I. Après ces quelques minutes de narcissisme, il passe le seuil de la porte et entend un léger bruit derrière lui. Il fait marche arrière et observe les changements survenus sur les contours de la porte II.

Celle-ci s'est teintée de beige et, grâce à de petits tuyaux très fins, apparus au sommet de l'encadrement, s'écoulent des grains de sable. Il prend dans ses mains cette matière fine mais solide. Contrairement aux flammes de la porte précédente, « Je » peut les toucher, il peut interagir avec les grains, les sentir, les renifler, les entasser, les éparpiller. D'ailleurs, ceux-ci crépitent sous ses doigts.

« Je » s'amuse de voir que les choses deviennent de plus en plus concrètes autour de lui.
Il se doute que comme pour la première porte, c'est par son entrée dans la pièce qu'il a activé la deuxième. Il en conclut qu'à chaque fois qu'il franchira une porte, elle changera et se « réveillera », découvrant alors quelques indices sur tout ce qu'il doit savoir dans la pièce à explorer.

« Je » se dit qu'il va falloir être vigilant et bien réfléchir à tous ces signes pour pouvoir franchir peut-être une troisième, une quatrième porte... Après avoir bien répondu à la première énigme et avoir compris que les portes s'activent à son entrée, « Je » ressent de la fierté mais aussi du courage pour avancer. Il pénètre à nouveau dans la pièce II.

Elle est totalement différente de la première. A l'inverse de la salle précédente, tout y est palpable. Il peut observer la présence d'une multitude d'objets, les toucher, les prendre, les tripoter, les manipuler dans tous les sens : cela a un effet sécurisant. De plus, de quelques-uns, posés ça et là, émanent un doux parfum. L'odeur parvient aux narines de « Je » qui ressent à ce moment précis une sensation bizarre : un bruit dans son abdomen se fait entendre. Un drôle de son que « Je » n'avait jamais connu auparavant accompagné d'un picotement dans le bas de son ventre comme si celui-ci souhaitait obtenir quelque chose et se manifestait bruyamment à cette fin.

Il se dirige vers ce parfum.
Ce qui sent si bon vient d'un récipient posé sur une table, étiqueté « essence » et contenant un liquide noir coloré de violet, voire de bleu.

Je : De l'essence ? Qu'est-ce que c'est ?

Sans avoir une quelconque réponse, « Je » sait qu'il en apprécie l'odeur et met le verre à sa bouche instinctivement. Il incline celui-ci et boit tout le liquide.

Je : Que c'est bon !

Avoir avalé tout le contenu de ce récipient le revitalise, son ventre ne fait plus de bruits bizarres et il a une douce sensation de plaisir. Il décide d'inspecter la table plus attentivement. Il remarque qu'il existe beaucoup de liquides ou de petits amas très différents les uns des autres dans des assiettes. Dans un des verres, par exemple, il croit d'abord qu'il n'y a rien avant de voir qu'un liquide translucide, non odorant s'y trouve. Il teste et crache avec un profond dégoût ce qu'il vient de boire.

Je : Mais c'est immonde !

Ce liquide n'a pas de goût et lui donne la sensation d'être tout ramolli. Pour éviter la persistance de cet état, il se jette sur le premier verre contenant de l'essence et le boit d'une traite. Il va mieux. Il finit par lire l'étiquette collée sur le récipient du liquide translucide qu'il n'aime pas beaucoup : « eau ».

Je : Et bien j'éviterai cette eau la prochaine fois !

Il continue ses expériences en goûtant les différents aliments sur la table. Il y en a qu'il aime et d'autres non. Il aime par exemple l'essence, il adore l'oxygène (ça le fait se sentir plus grand), il affectionne également le bois (ça fond dans sa bouche et ça crépite ; le goût est acidulé). En revanche, il a failli s'étouffer en ingurgitant de la terre, il n'a pas apprécié l'effet du plomb qui lui reste sur l'estomac et se passera définitivement de l'eau sous toutes ses formes : bulles, vapeur, brumisateur, ...

Il se retourne pour observer le restant de la pièce. Il s'approche d'un petit tas d'objets cylindriques et scintillants.

Je : C'est magnifique ces choses brillantes !

Il essaye de mettre ces petites galettes à sa bouche mais se fait mal aux dents. Il les porte à ses narines mais elles ne sentent rien. Déçu, il n'arrive pourtant pas à détacher son regard de ces formes, si brillantes, qu'il pourrait lui-même être aveuglé. Il lit une étiquette près du coffre contenant ces galettes : « pièces de monnaie ».

Je : Mais qu'est-ce que c'est que ça, la monnaie ?

Il ne le sait pas mais s'en fiche, cette monnaie est tellement belle. Il remarque d'ailleurs que plus il s'éloigne de ces pièces moins elles brillent et qu'à son contact, elles scintillent de mille feux.
La lumière viendrait-elle de lui ?

Une nouvelle porte apparaît à ses côtés et une nouvelle fois, la voix se fait entendre :

- Pour franchir, le seuil de cette nouvelle porte, tu dois définir ce que tu as appris ici.

Paniqué, n'ayant pas pris de temps pour réfléchir, « Je » n'a pas encore d'idée sur ce que pourrait être ce monde, cette deuxième pièce. La surprise est telle qu'il ne prononce pas un seul mot ayant trop peur de se tromper et de dire n'importe quoi. Il revient vers la table, regarde à nouveau les aliments, tous les objets autour de lui, les pièces, il ne sait pas.

Je : Quel est le point commun de tout cela ?

Ce qu'il sait et ce dont il est sûr c'est qu'il aimerait bien tout prendre avec lui dans son futur voyage dans la prochaine pièce. Mais il souhaiterait aussi rester ici car de nombreuses choses lui sont utiles, lui donnent des forces, le nourrissent. Certains de ces objets sont comme faits pour lui, il serait tranquille pour profiter indéfiniment de ce qu'il a à sa disposition, sans bouger. Son impression reste que son voyage s'arrêterait un peu tôt et sa curiosité le titille. S'il le pouvait, il joindrait l'utile à l'agréable, à savoir : partir en emportant avec lui des objets de cette pièce.
                                                                                         
Un peu par hasard, il remarque sur la nouvelle porte non encore ouverte et dont il a entrevu le symbole, le "III", une sorte de petite besace sur la poignée. Ce sac, confectionné avec de la lave, a visiblement été créé à son attention, pour ses propres besoins. Il s'en saisit, retourne vers la table et prend de l'essence qu'il verse dans une fiole en acier. La voix ne réagissant pas au geste de « Je », il continue de faire ses courses en prenant de l'oxygène dans une mini bonbonne en verre et entasse quelques petites pièces au fond de son cabas. Même si lorsqu'il les touche elles deviennent brûlantes, son sac supportera la chaleur grâce à sa composition.

Il se rend vers la porte III et réfléchit sur le mot de passe.

Je : Ne pas commettre d'erreur...

« Je » sourit à l'idée qu'il vient de faire des réserves pour partir sans regrets. Il réfléchit, c'est peut-être ça : « faire des réserves » ? Ou encore « manger » ? Mais pourquoi pas « boire » ? Et les pièces de monnaie ?... Trop de choix, trop de richesses dans cette pièce, pour prendre une décision.

Puis, une illumination : le point commun de tout cela c'est « avoir » ! La première pièce était « être », là c'est « avoir » !
Il en est persuadé : « avoir » le ventre qui fait des bruits bizarres autant que d' « avoir » ce qui calme ce bruit,
« avoir » envie de prendre et se servir, se faire plaisir et « avoir » du plaisir, quant à ces petites pièces cylindriques cela doit être important mais il en ignore le but pour le moment.
Timidement, il lance :

Je : J'ai... Euh... Je possède.

Silence. Pas un bruit.

Je : Ce n'est pas cela ?

Il pense que la porte ne va pas s'ouvrir. Il va devoir arrêter sa quête, il a un sentiment de déception même s'il est vrai qu'une autre partie de lui-même est satisfaite d'être arrivée jusque là.

Finalement, la voix se manifeste :

- Bien ! Et sans hésitation cette fois-ci ! Oui, ici tu devais apprendre le « J'ai » ou encore le « Je possède ». Ce sont toutes tes richesses intérieures. En un autre mot : tes acquis. J'autorise la porte III à s'ouvrir et je t'autorise également à conserver ce que tu as pris dans ton sac.

« Je » rougit, il n'avait pas pensé à demander la permission pour prendre ces objets, la gourmandise lui ayant fait perdre un court instant les règles élémentaires de politesse. S'excusant de son acte pouvant être pris pour du vol, il remercie la voix de son indulgence.

La porte III s'ouvre et un tas de papiers vient s'écrouler aux pieds de « Je ». Il pense immédiatement que cette nouvelle pièce est très encombrée et se demande comment il va faire pour la traverser. De plus, il ne connaît pas ces petites choses plates et fines. Il s'agenouille, essaye de saisir un morceau de papier, mais celui-ci prend feu instantanément et se consume en un petit tas de poussières. Un peu honteux de l'avoir brûlé, il attend les réprimandes de la voix mais rien ne se produit. Il s'avance vers la porte et toutes les feuilles tombées à terre s'enflamment autour de lui.

Avec une légère appréhension, il se dirige vers la porte III et la franchit.


Retrouvez le premier épisode des contes de Solman :
A travers la maison I - De l'éveil solitaire

© Tous droits réservés - Estelle Galliot pour le texte
Reproduction totale ou partielle interdite sans autorisation écrite de l’auteur.
http://astropassionnement.blogspot.fr/ 

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jeudi 1 juin 2017

Les contes de Solman : à travers la Maison I - De l'éveil solitaire...





Lorsque j’ai commencé à étudier l’astrologie, Facebook n’était pas né, il existait alors des forums d’échanges, certains plus actifs que d’autres. C’est sur l’un d’entre eux que j’ai découvert  les "contes de Solman".
"Solman" était le pseudo d’Estelle Galliot, qui était très active sur le forum d’A2L sur lequel elle a partagé une histoire qui m’avait réellement beaucoup plu : l’aventure d’un petit bonhomme à la découverte des 12 maisons astrologiques composant la roue zodiacale. 

Récemment, j’ai contacté Estelle (retrouvée grâce à facebook) et lui ai demandé si elle serait d’accord pour que je partage ces contes sur mon blog car je trouvais dommage qu’ils restent enfermés dans la mémoire d’un ordinateur. Avec une grande gentillesse, elle a tout de suite accepté et je la remercie sincèrement.  J’avais envie de partager avec vous des billets plus originaux, plus ludiques en lien avec l’astrologie, et grâce à elle je vais pouvoir m’y consacrer. 

Régulièrement, je vous distillerai, maison par maison, l'aventure de ce petit bonhomme auquel nous pouvons nous identifier, pour que vous puissiez vous aussi découvrir et je l’espère, apprécier cette histoire. Je le répète, je n'en suis pas l'auteur, juste le transmetteur. 
Dans un style enjoué, imagé et divertissant, Estelle parvient à nous captiver mais aussi à nous faire ressentir et donc à mieux intégrer le sens de chacune des maisons. 

Les maisons sont des divisions de la terre ; chacune est une représentation d’un secteur ou domaine de notre vie. Elles sont au nombre de 12 - 4 sont dites angulaires (I, IV, VII, X), 4 succédentes (II, V, VIII, XI) et 4 cadentes (III, VI, IX, XII).  Leur agencement découle de l’heure et du lieu de notre naissance.  
La Maison I est la première que découvre notre petit bonhomme. Elle commence à l’Ascendant, qui indique le point qui se lève à l’horizon Est, à l’instant où on pousse notre premier cri ; elle se termine à la cuspide (la pointe) de la Maison II.

 
La Maison I symbolise le Moi, notre identité, notre individualité, notre corps physique, le véhicule terrestre que notre Ame a choisi pour s’incarner.
C’est là où on naît (EST), le commencement, notre départ dans la vie. Ce secteur indique le type d'expérience à travers lequel nous aurons le plus de chances de découvrir qui nous sommes en tant qu'individu unique.



De l'éveil solitaire...


Un petit bonhomme assis, seul au milieu de nulle part, vient de se réveiller. Autour de lui, tout n'est qu'obscurité, vide et ténèbres. Il observe les alentours ; tout est noir. Très vite, un sentiment de solitude s'empare de lui. L'incompréhension et l'étonnement face à une telle situation laissent place rapidement à une forte panique. Angoissé, terrorisé, il se lève tout en espérant un signe, une lumière, la présence d'une vie. Mais il n'y a rien que le néant. Pas un seul objet, une seule âme, tout n'est que vide.

Il se recroqueville sur lui-même lorsque, comme pour exaucer ses prières, une porte apparaît près de lui. Celle-ci surgit tellement brusquement et sans signe avant-coureur que sa peur s'amplifie. La porte est si immense que ce petit bonhomme a l'air d'un microbe. Il est terrifié et instinctivement, recule.

Comme si la porte était douée d'une intelligence propre, elle ne lui laisse guère le temps de se poser des questions et elle s'entrouvre dans un énorme vacarme, obligeant le petit bonhomme à se couvrir les oreilles. Il est maintenant tétanisé, son corps refusant de bouger. Il reste debout, tentant de se faire le plus insignifiant possible, espérant que rien d'autre ne se produise.




Son cœur bat si vite que, si une autre surprise de ce genre survenait, il risquerait la crise cardiaque. Mais, fort heureusement pour lui, rien de plus n'arrive. Le temps passe, la porte est là, statique, entrouverte. Elle semble lui proposer un choix : celui de rester dans l'obscurité, seul face au vide ambiant ou celui d'une potentielle découverte d'une autre situation. Il se demande si ce n'est pas une sorte d'invitation à un voyage où tous les espoirs seraient permis. Peut-être y a-t-il une vie derrière cette porte ? Quelqu'un à qui parler ? Un ami peut-être ?

- Il y a forcément quelque chose !

Le petit bonhomme décide de s'approcher doucement de la porte. Il se penche et tente un regard dans l'embrasure mais il ne voit rien. Fait-il aussi noir derrière cette porte ? N'y a-t-il rien de l'autre côté ? Il semblerait pourtant qu'il y ait de la lumière mais celle-ci est tellement lointaine qu'il n'est pas sûr de son existence.

Il regarde à nouveau autour de lui, peut-être y a-t-il un indice ou quelque chose à repérer, ou encore un piège à éviter ? Non, rien que cette immensité noire et la porte. Malgré sa peur, il se décide définitivement à la passer. Il prend son élan et d'un pas peu assuré franchit les quelques mètres qui le séparent du seuil. Il s'arrête net lorsqu'il aperçoit un symbole étrange. Il l'observe attentivement. Il ne l'avait pas remarqué auparavant, mais il y a bien quelque chose d'écrit, à sa hauteur, droit devant lui, le symbole "I".

Il se retourne encore une fois au cas où sa découverte aurait modifié quelque chose dans les ténèbres l'entourant et, ne constatant toujours rien, pris par un élan de courage soudain, entre dans la pièce. Il ressort aussitôt par crainte de l’inconnu. Mais malgré des battements de cœur toujours aussi rapides, il se lance à nouveau. 



Dès son passage de l'autre côté, il entend un bruit ressemblant au déclenchement d'un feu dans son dos. Il fait volte-face immédiatement et retraverse l'entrée. Il a le sentiment que son action a eu une incidence sur les lieux qu'il venait pourtant de laisser derrière lui. Le son entendu, la sensation de chaleur, quelque chose semble différent. Revenu à son point de départ, il constate avec une certaine fierté que son raisonnement était juste : les contours de la porte se sont transformés. Ils sont maintenant d'un beau rouge vermillon et, de quelques interstices, tourbillonnent de petites flammèches.

- Comme c'est beau !

En s'avançant près de ces flammes, il remarque qu'elles ne le brûlent pas, elles émettent de la chaleur certes, mais il ne sent rien. Ayant le sentiment éphémère d'une certaine invulnérabilité, il décide qu'il ne sert à rien d'avoir peur et sans vouloir retourner en arrière, encore et encore, franchit définitivement le seuil de la porte, court jusque dans la nouvelle pièce et s'arrête, fier de lui.

Finalement de l'autre côté de l'ouverture, il s'aperçoit que sur toute la largeur d'un mur se trouve une multitude de petites flammèches comme sur le pourtour de la porte. Elles dansent. Il se déplace pour les voir de plus près, elles l'imitent. Surpris de la rapidité avec laquelle elles foncent sur lui, sa sensation de peur refait surface et instinctivement, il préfère faire marche arrière. Elles font de même. Il en conclut qu'il n'est pas le seul à connaître ce sentiment de crainte. Cela le rassure et il décide, pour montrer son intention amicale, de sauter sur place, pour les amuser. Il espère les faire sourire et ainsi évacuer leurs stress mutuels. Les petites flammes font des bonds à leur tour.

- Super !

Il s'assoit, elles se posent et attendent. Il entame alors un roulé boulé sur le côté et les petites flammèches font comme lui. Il rit, elles aussi. Il n'a plus peur, il y a bien autre chose derrière la porte, plus de noir, plus de ténèbres, une possibilité de vie existe. A cette pensée, la porte se ferme. Il pose un regard sur celle-ci puis sur les flammes et fait une dernière galipette, elles font de même. Il veut jouer, elles aussi.
Une petite compétition s'installe : et s'il arrivait à les surprendre ? S'il était plus rapide qu'elles ? Pour essayer, il court, stoppe net, puis repart, roule, danse, saute, s'écroule, feinte à gauche et part à droite. Rien n'y fait, elles n'ont jamais un temps de retard. Ce jeu est amusant, il continue. Il fait semblant d'être dépité comme lassé de sa propre agitation mais effectue un demi-tour sur lui-même rapidement. Il n'y a vraiment rien à faire, il n'arrive pas à les tromper, elles sont redoutables à ce jeu improvisé ; il ne gagnera pas.
Il se décide alors à formaliser leur rencontre en avançant vers elles. Elles ont eu visiblement la même idée au même moment : elles s'avancent. En conséquence, elles grossissent dangereusement et deviennent tellement impressionnantes que la terreur reprend le petit bonhomme. Il s'arrête. Il observe et constate très vite qu'elles se sont arrêtées également. 
Cela le conforte dans son idée initiale : elles le craignent aussi. Il reprend sa marche. Au fur et à mesure qu'elles se rapprochent de lui, l'angoisse disparaît au profit d'une certaine admiration pour leur beauté. Plus qu'un petit mètre à faire et il pourra enfin se lier d'amitié, ne plus être seul. Il leur sourit, elles l'imitent. De plus en plus confiant, il marque le pas pour les rejoindre.

Mais soudain, sa tête se heurte à quelque chose et il tombe en arrière. Il les regarde, sonné par le coup qu'il vient de recevoir. Quel est ce tour qu'elles se sont amusées à lui jouer ? Réprimant une colère naissante, il observe attentivement la réaction de ces potentielles amies. Il voit qu'elles ont trébuché également et qu'elles ont manifestement très mal. De plus, elles le regardent curieusement, elles semblent croire qu'il est responsable de cette situation. N'ayant rien à se reprocher, il se dit qu'ils ont du se cogner mutuellement sans s'en apercevoir. Il se relève, elles aussi. Il décide de repartir à leur rencontre. Mais de la même façon que précédemment, il se retrouve bloqué par quelque chose et tombe de tout son poids sur le sol. Elles aussi.

C'est à ce moment qu'il remarque dans le prolongement de ses pieds, une ligne qui longe toute la pièce. Il veut faire part de sa découverte aux flammes amies mais elles lui font les mêmes gestes de surprise. Il tente alors de leur parler :

- Euh... Bonjour !

Elles ont eu le même raisonnement : elles ont la bouche ouverte mais aucun son ne sort ; il n'entend rien. Elles restent immobiles, dans l'attente. Il s'avance alors doucement jusqu'à la ligne et constate qu'il ne peut aller plus loin. Il se heurte à une surface plane, très lisse. Il regarde les flammes et alors qu'elles semblent toutes proches de lui et qu'il essaye de les toucher, il ne sent que cette paroi froide. Il retouche. A cette deuxième tentative, la surface devient plus chaude. Une troisième fois et il est sûr qu'il va pouvoir entrer en contact avec les flammes. Il sourit de les voir faire exactement la même chose pour le rejoindre plus rapidement. La surface devient brûlante à la quatrième tentative et fait un drôle de bruit, une sorte de grincement. De toute évidence, cette paroi ne supporte pas qu'il la touche. Il décide alors de continuer, son entêtement payera sûrement à un moment donné.

L'imitant toujours, les flammes finissent par se brûler au même moment que lui. Ne se décourageant pas, il retente une dernière fois, et, miracle, un bout de la surface se met à craquer. Un minuscule morceau de la paroi tombe en un petit tas de sable. De leur côté, les flammes ont pu observer la même chose. 
Il s'assoit, un peu dépité de ne pas pouvoir communiquer avec ses copines et fixant ce bout de matière à terre, constate l'existence d'un même petit bout de matière de l'autre côté. Il est étrangement identique au sien, dans son aspect et sa forme très particulière. Il pointe du doigt les deux monticules pour montrer aux flammes leur similarité. Elles le savent déjà et lui font les mêmes signes. 


Lui vient alors une idée, une fulgurance. Que les flammes l'imitent, c'est possible, c'est un jeu... Mais qu'un petit morceau de matière imite un autre morceau de matière, c'est assez improbable. 
Et si ?...
Il se redresse afin de prouver sa théorie naissante. Il tourne sur lui-même, ouvre la bouche, lève les bras, replie une jambe et constate que les flammes font exactement les mêmes gestes dans le même timing. 
Et si ?...
Il se retourne, se plie en deux, joue à faire le monstre, elles l'imitent toujours à la seconde prêt. 
Et si ?...
Il regarde autour de lui, recule et s'avance. 
Et si ?...
Elles connaissent parfaitement ses intentions au moment même où l'idée germe dans sa tête ?... 
C'est impossible. 
Sauf si ?...
Sauf si ces flammes qui l'imitent, qui jouent avec lui, qu'il ne peut toucher, qu'il ne peut entendre, c'était lui ?...
Et si c'était...
- MOI !

Un bruit retentit au fond de la pièce, il se tourne vers ce son et à sa grande surprise, une autre porte se tient devant lui. N'étant pas là l'instant d'avant, la situation lui apparaît de nouveau étrange. Mais malgré ce changement, le petit bonhomme décide de garder son calme, il se regarde de nouveau dans la surface lisse et sourit. Il en est sûr maintenant, les petites flammes et lui ne font qu'un. Il se trouve d'ailleurs magnifique. Est-ce son regard qui a quelque chose de princier ou sa carrure simplement majestueuse ? Il ne le sait pas mais il apprécie fortement son image.

Toutefois la fierté ressentie grâce à sa trouvaille, et au résultat de celle-ci, disparaît vite et un sentiment de déception le surprend : il est toujours tout seul. Bien qu'insatisfait, il s'avance vers la porte récemment apparue. Tentant de se motiver, il se dit qu'il rencontrera peut-être quelque chose ou quelqu'un par la suite. Ainsi, il observe mieux cette nouvelle ouverture potentielle et est ravi de remarquer la présence d'un autre symbole "II". 

Y aurait-il une suite logique ?

Une voix se fait entendre :
- Pour franchir le seuil de cette nouvelle porte, tu dois définir ce que tu as appris ici.

Interloqué non seulement par ce qu'il entend mais aussi par la question, il est toutefois heureux de constater qu'il n'est plus seul. Il parvient à articuler :
- Mais qui, que... Qui êtes-vous ?

La voix parle de nouveau en éludant sa question :
- Pour franchir le seuil de cette nouvelle porte, tu dois définir ce que tu as appris ici.

Il ne comprend pas. Définir quoi ? Et à qui appartient cette voix ? Il réfléchit, se remémore tout ce qu'il vient de vivre. Comment définir ce qu'il a appris ici ? Il bafouille :
- Je... Je...
Il a peur, il n'arrive pas à trouver ses mots, il veut exprimer tout ce qu'il a vu et découvert mais rien de compréhensible ne sort de sa bouche.
- Moi... Enfin, les flammes... Enfin pareil, quoi !... Euh... Je...

Et sans lui laisser le temps de reformuler son idée, la voix lui répond :
- Bien ! Ce que tu as appris ici est le « Je » ou encore le « Moi ». J'autorise donc la porte à s'ouvrir.

- Bien sûr, c'était si simple à formuler. C'est une telle évidence : oui, je suis « Moi » !

Se sentant alors en pleine confiance et ne se souciant guère de ce qui pourrait se produire de l'autre côté, « Je » franchit la porte.



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mercredi 1 mars 2017

La rétrogradation de Vénus en 2017 - Retrouvons les trésors de l'âme




  • Entrée dans sa zone de rétrogradation le 30 janvier
  • Rétrograde le 4 mars, 13°09 Bélier
  • Nouveau Vénus (conjonction inférieure) le 25 mars, 5° Bélier
  • Directe le 15 avril, 26°55 Poissons
  • Sortie de sa zone de rétrogradation le 18 mai
  • Plein Vénus (conjonction supérieure) le 9 janvier 2018, 18°40 Capricorne





Vénus est une planète rapide et fait partie des planètes dites personnelles. Elle ne s'éloigne jamais plus de 46° du Soleil. C'est son élongation maximale. Les seuls aspects formés avec l’astre du jour sont la conjonction, le semi-sextile (30°) ou le semi-carré (45°).
Vénus, tout comme Mercure, est une planète dite inférieure ou intérieure, elle est plus proche du Soleil que la Terre, son orbite est contenue dans celui de la Terre
Lorsque Vénus se trouve exactement entre le Soleil et la Terre, on parle de conjonction inférieure. Le côté éclairé par le Soleil est totalement invisible depuis la Terre. Il s’agit du Nouveau Vénus.
Lorsque Vénus est alignée avec le Soleil, mais qu’elle se trouve de l’autre côté, on dit qu’elle est en conjonction supérieure. A ce moment-là on observe le côté totalement illuminé par le Soleil, comme lors de la pleine lune. On parle alors du Plein Vénus.
*source : https://astronomia.fr/2eme_partie/systSol.php


Son symbole est l'esprit (le cercle) dominant la croix de la matière. L'esprit s'incarne et s'exprime par la matière au travers du sentiment.
Vénus symbolise le magnétisme et tous les phénomènes qui s'y rapporte.
Elle est principe d'attraction et de répulsion, elle permet de définir nos valeurs, nous informe sur ce qui nous plaît le plus, ce qui nous attire ou nous révulse, de dire « j'aime ou j'aime pas », de donner une valeur et un sens à nos expériences après les avoir vécues.

En astrologie, Vénus maîtrise deux signes : la Vénus du Taureau est voluptueuse, gourmande, sensuelle et charnelle et la Vénus de la Balance est plus portée sur l’esthétique, la séduction, les échanges, le relationnel. 
Vénus adoucit, embellit, rend les situations agréables, aspire au bien être, au confort, au raffinement. En fonction du signe dans lequel elle se trouve à la naissance, elle nous informe sur notre vie amoureuse, nos affections, nos passions, notre façon de nous comporter envers nos partenaires amoureux, comment nous nous exprimons, ressentons et vivons nos sentiments.
Dans un thème masculin, elle indique le type de femme qui attire l'individu, son archétype féminin en quelque sorte.

Tous les 18 mois, lorsque Vénus se déplace d'environ 29 degrés en avant du Soleil, elle va commencer à revenir en arrière dans le ciel jusqu'à ce qu'elle atteigne un point à environ 21- 29 degrés derrière le Soleil.

Sa position avant ou après le soleil est source d'information car son comportement différera. 
Ainsi, Vénus est dite Lucifer, étoile du matin,  elle se lève avant le Soleil (dans le thème, elle est placée avant). Placé dans le thème après le Soleil, Vénus est Hesperus, étoile du soir. 

Vénus rétrograde en 2017 dans le signe du Bélier, sous la maîtrise de Mars avec lequel Vénus forme un couple –sentiment et émotion- une force –réception et émission-

Vénus dans ce signe est dite en exil, elle baigne dans une énergie de Feu, un signe d’action, enthousiaste, qui a besoin d’entreprendre, d’initier de nouvelles choses mais se montre souvent impétueux, impulsif voire coléreux. C’est un signe cardinal, de commencement de saison, le printemps, où tout jaillit, tout renait, qui évoque l’espoir. 
Vénus en Bélier peut s’enflammer rapidement et s’éteindre tout aussi vite. Sous la maîtrise de Mars, elle se montre directe, spontanée, indépendante, ne tient pas trop en place et agit souvent sur un coup de tête. Elle cherche à satisfaire ses propres besoins et ne se sent pas trop préoccupée par ceux des autres. Elle peut aussi se montrer capricieuse, ce qui lui plait, elle le veut tout de suite, sans attendre et gare aux obstacles qui se trouvent sur sa route. C’est une passionnée, qui a sans cesse besoin de stimulation, de nouveauté. Elle aime prendre les initiatives et peut également rechercher l’affrontement, le face à face, la compétition, avoir à combattre pour éprouver le plaisir de vaincre. 

Rétrograde Vénus s’en retourne vers le Soleil donc vers notre centre où elle s’était quelque peu éloignée. Elle devient plus intériorisée, plus hésitante, moins conquérante. Elle peut alors douter de ses dons, de ses atouts, ne se dévoilera pas facilement, elle sera moins affirmative dans son comportement et aussi moins dans la séduction.  

Au début de la période de rétrogradation un trouble, un malaise, une confusion émotionnelle, une incompréhension affective peut s’installer. 

La rétrogradation de Vénus est toujours une opportunité de réévaluer nos systèmes de valeur, de nous questionner sur nos attachements, de voir naître peut être de nouveaux intérêts, plus conformes à nos besoins actuels. On peut aussi s’interroger sur les motivations qui nous faisaient aimer telle personne, telle situation ou acquisition, ils perdent de leur attirance. Des expériences non abouties peuvent également refaire surface, des blocages affectifs peuvent se dénouer car on développe notre toucher intérieur, on est plus proche de notre centre. 

Il faut savoir que tous les 8 ans, la boucle de rétrogradation de Vénus transite le même signe et la même maison natale. Alors hop, petit retour en arrière et revenons en 2009 pour nous souvenir comment cette phase a été vécue, si des situations ou événements particuliers se sont produits à cette période. Il peut être possible aussi de réajuster des comportements actuels ou en écho avec ce qui s'est passé dans notre existence 8 ans auparavant. Des personnes perdues de vue peuvent refaire surface. 

Au plan financier, matériel, veillons aussi durant cette période à ne pas s’engager dans des activités financières, achat de biens ou de produits de luxe dont la valeur pourrait être gonflée ou parce qu’on risque de le regretter plus tard car nous ne leur accorderons plus la même importance, on aura alors un autre regard, sans doute plus réaliste. Mais si on est sûr de faire une bonne affaire, il ne faudra pas hésiter. Par exemple, acheter des antiquités, objets chinés et brocantes pourrait être bénéfique si on sait qu’ils ont été sous-estimés.
On peut aussi tenter la renégociation d’un contrat, d’un prêt lors de cette période. 

Vénus retournera dans le signe des Poissons le 3 avril, reprendra sa marche directe le 15 avril, 26°55 Poissons, pour rentrer à nouveau en Bélier le 28 avril.

Vénus quitte transitoirement le Feu du Bélier pour l’Eau des Poissons, son signe d’exaltation, ce qui peut éteindre ses ardeurs mais accentuer sa sensibilité, son imagination et la rendre plus créative, plus à l’écoute de ses ressentis, de son intuition. 

On peut se sentir attiré durant cette période par des projets destinés à aider autrui, à soigner ou à s’impliquer dans une communauté. La sensibilité, la générosité, l’empathie sont accrues avec Vénus dans ce signe.

Il faudra toutefois se montrer réaliste et ne pas verser dans l’utopie en faisant preuve d’un idéalisme excessif ou à attirer à soi des situations confuses, complexes dont on aurait du mal à se départir.

Avec Vénus en Poissons, on doit apprendre à se fixer des limites et c’est ce que le carré à Saturne, qui se reforme à ce moment là, va nous proposer comme défi à surmonter tandis que le sextile avec Mars chez Vénus, dans le signe du Taureau, va nous permettre d’insuffler nos valeurs dans nos actions de manière équilibrée, juste et équitable, sans excès, et aider à les concrétiser.

Lorsque Vénus retournera en Bélier, elle devrait se sentir plus confiante, s’affirmer en libérant sa créativité, ce qui nous permettra de faire face aux défis qu’on pourrait avoir à relever, de dépasser nos blocages.

En nous réalignant sur notre mission de vie nous retrouverons une paix, une joie, une harmonie intérieure, nous nous sentirons comme guidés intérieurement pour révéler notre véritable valeur personnelle. 




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